Garder des enfants ne se résume pas à veiller sur leur sécurité ou à répondre à leurs besoins quotidiens : c’est aussi bâtir une véritable relation de confiance avec leurs parents. Dans la majorité des cas, cette relation se met en place naturellement, même si l’appréhension des jeunes parents est souvent palpable lorsqu’ils confient leur enfant à une personne extérieure.
Cependant, tout se complique lorsque les parents traversent une séparation ou un divorce. Les décisions autour de la garde, des horaires et des responsabilités peuvent devenir sources de tension, et l’assistante maternelle se retrouve alors, bien malgré elle, au cœur d’une situation parfois délicate.
Contrairement à ce que laissait entendre le film de Patrick Braoudé en 1991, non, ce n’est pas toujours “génial”… du moins pas pour la nounou.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près d’un mariage sur deux se termine par un divorce (source : INSEE 2024). Et ces statistiques ne prennent même pas en compte les ruptures de PACS ou les séparations d’unions libres, de plus en plus fréquentes. Concrètement, cela signifie qu’une assistante maternelle sur deux sera, à un moment ou à un autre, confrontée à la garde d’enfants dont les parents sont séparés.
Dans les situations les plus simples, les parents s’entendent en amont sur leurs responsabilités et définissent clairement :
Mais lorsque la séparation est récente ou que le divorce n’est pas encore finalisé, la situation peut vite devenir tendue. Dans certains cas, les désaccords entre les parents se répercutent directement sur l’organisation quotidienne, et la nounou peut recevoir des consignes contradictoires de part et d’autre.
Dans ce contexte, il devient essentiel pour les parents comme pour les assistantes maternelles de bien comprendre leurs droits et leurs obligations afin de préserver l’intérêt de l’enfant et d’éviter les conflits. Pour mieux anticiper ces problématiques et connaître les solutions juridiques existantes.
Le Code civil encadre clairement ces situations :
Concrètement, cela signifie que les deux parents restent décisionnaires sur les questions importantes concernant l’enfant, même en cas de conflit. Pour les assistantes maternelles, cela implique :
Il est important pour les nounous de se protéger juridiquement : conserver les documents fournis par les parents, noter les instructions données et refuser d’intervenir dans leurs différends.
Les divorces longs et complexes entraînent souvent des tensions persistantes, qui rejaillissent sur l’entourage. Plus la procédure s’éternise, plus les rancunes s’installent et plus la nounou peut se retrouver dans une position inconfortable.
L’essentiel est de définir clairement son rôle :
“Je garde l’enfant, je veille à son bien-être physique et émotionnel, mais je ne suis pas médiatrice entre les parents.”
Dans certains cas extrêmes, si les conflits deviennent trop intrusifs, la nounou peut même envisager de mettre fin au contrat, conformément aux dispositions prévues par la Convention collective nationale des assistants maternels (avenant n°1 du 1er janvier 2022).
Depuis la réforme du divorce de 2017, qui a permis de recourir à une procédure sans juge, les parents peuvent régler en amont tous les aspects liés à la séparation : résidence de l’enfant, pension alimentaire, organisation des visites…
Cette méthode présente de nombreux avantages :
Pour les assistantes maternelles, cela change tout : elles peuvent travailler dans un cadre apaisé, où les règles sont établies et acceptées par les deux parents. Pour en savoir plus sur les avantages et les étapes de cette procédure, consultez notre guide complet sur le divorce à l'amiable
Si vous traversez une séparation, sachez que vous n’êtes pas seul. La gestion de la garde des enfants, le partage des responsabilités et l’organisation quotidienne peuvent vite devenir un casse-tête. C’est pourquoi il est essentiel d’être bien informé pour faire les bons choix et préserver l’intérêt de votre famille.
Notre page dédiée au divorce à l'amiable vous accompagne pas à pas. Vous y trouverez :
Prendre le temps de vous informer, c’est vous donner les moyens d’avancer plus sereinement.
Pour tout savoir, 📌 consultez notre guide complet sur le divorce à l’amiable.
Lors d’un divorce, c’est généralement le juge aux affaires familiales qui statue sur la résidence des enfants, sauf si les parents trouvent un accord amiable. Dans ce cas, ils peuvent définir ensemble l’organisation de la garde et la faire homologuer.
En cas de désaccord persistant, il est préférable de se référer au jugement ou à la convention homologuée. L’assistante maternelle, elle, doit rester neutre et suivre les décisions officielles.
Si vous souhaitez explorer les solutions les plus rapides et éviter les procédures longues, découvrez notre comparatif sur la procédure de divorce à l'amiable.
L’assistante maternelle doit :
Le divorce à l’amiable permet de fixer rapidement :
Cette procédure, plus courte et moins coûteuse, limite les tensions et favorise un climat plus serein pour les enfants et leur entourage. Pour tout savoir, consultez notre dossier complet sur le divorce à l'amiable