La loi de finances pour 2026, adoptée le 2 février 2026, a mis fin au financement du permis de conduire par le Compte Personnel de Formation (CPF). Cette mesure, qui permettait à des millions de Français de financer leur permis B via leurs droits à la formation, a été supprimée dans un contexte de restrictions budgétaires. Le gouvernement a estimé que le CPF devait être recentré sur les formations strictement professionnelles. En France, environ 800 000 personnes utilisaient chaque année le CPF pour financer tout ou partie de leur permis de conduire, pour un coût moyen de 1 500 à 2 000 euros.
Malgré la suppression du financement CPF, plusieurs dispositifs restent disponibles pour financer votre permis de conduire. Le permis à 1 euro par jour reste en vigueur : il s'agit d'un prêt à taux zéro accessible aux jeunes de 15 à 25 ans, remboursable en mensualités de 30 euros maximum. Les missions locales proposent également des aides au permis pour les jeunes en insertion professionnelle. Pôle emploi (France Travail) peut financer le permis si celui-ci est indispensable à votre recherche d'emploi, sous conditions. Certaines collectivités locales (régions, départements, communes) maintiennent des bourses au permis de conduire, souvent en échange d'heures de bénévolat ou d'engagement citoyen.
Ce dispositif permet d'obtenir un prêt de 600, 800, 1 000 ou 1 200 euros à taux zéro pour financer la formation au permis B. Les conditions sont les suivantes : avoir entre 15 et 25 ans, s'inscrire dans une auto-école partenaire, ne pas avoir déjà bénéficié de ce prêt. La demande se fait directement auprès d'un établissement financier partenaire. Le remboursement s'effectue par mensualités de 30 euros maximum, soit une durée de remboursement pouvant aller jusqu'à 40 mois.
France Travail peut prendre en charge tout ou partie du coût du permis de conduire dans le cadre de l'aide à la mobilité. Pour en bénéficier, vous devez être inscrit comme demandeur d'emploi, justifier que l'absence de permis constitue un frein à votre retour à l'emploi, et ne pas disposer de ressources suffisantes. Le montant de l'aide peut atteindre 1 200 euros. La demande se fait auprès de votre conseiller France Travail, qui évaluera votre situation.
De nombreuses collectivités territoriales proposent des aides au permis de conduire, notamment pour les jeunes. Par exemple, certaines régions financent jusqu'à 1 000 euros en échange d'heures de service civique ou de bénévolat associatif. Renseignez-vous auprès de votre mairie, de votre conseil départemental ou de votre conseil régional pour connaître les dispositifs disponibles dans votre territoire. Ces aides sont souvent soumises à des conditions de ressources et d'âge.
Si le permis B n'est plus éligible, certaines formations liées à la conduite professionnelle restent finançables par le CPF en 2026. C'est le cas du permis poids lourd (C, CE), du permis transport en commun (D), et des formations FIMO/FCO pour les conducteurs professionnels. Ces formations sont considérées comme strictement professionnelles et restent donc dans le périmètre du CPF.
Non. Si vous avez validé votre dossier CPF avant l'entrée en vigueur de la loi (2 février 2026), votre financement est maintenu jusqu'à la fin de votre formation. Seules les nouvelles demandes sont refusées.
Oui. Tous les permis de conduire (A, A1, A2, B, B1) sont exclus du CPF depuis la loi de finances 2026. Seuls les permis professionnels (C, D, CE) restent éligibles.
Non. La mesure résulte d'une loi votée par le Parlement et validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026). Il n'existe pas de recours individuel contre cette disposition législative.
Le CPF ne finance plus le permis de conduire depuis février 2026. Les alternatives existent : permis à 1 euro par jour pour les moins de 25 ans, aide France Travail pour les demandeurs d'emploi, aides des collectivités locales. Les formations ayant débuté avant la loi restent couvertes. Les permis professionnels (poids lourds, transports en commun) restent éligibles au CPF.
L'article 77 de la loi de finances pour 2026, validé par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026, modifie l'article L.6323-6 du Code du travail en retirant les formations au permis de conduire de la liste des actions éligibles au CPF. Cette modification s'inscrit dans un contexte de déficit budgétaire : le financement du permis par le CPF représentait environ 1,2 milliard d'euros par an, soit près de 15% des dépenses totales du CPF. Le gouvernement a estimé que ces formations ne relevaient pas directement de l'employabilité professionnelle au sens strict.
Plusieurs aides restent méconnues des Français. La Caisse d'Allocations Familiales (CAF) propose dans certains départements des prêts à taux zéro pour le permis. L'AGEFIPH finance le permis des personnes en situation de handicap. Certaines mutuelles et comités d'entreprise proposent des participations financières. Enfin, le micro-crédit personnel garanti par l'État (via l'Adie ou les Restos du Cœur) peut financer le permis pour les personnes exclues du crédit bancaire classique, avec des montants allant jusqu'à 5 000 euros.
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