Accident et délit de fuite comment se défendre ?

Francois Hagege
Fondateur
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Comment se Défendre en Cas de Poursuite pour Délit de Fuite ?

Le délit de fuite est une infraction distincte du refus d'obtempérer. Il concerne une personne qui, après avoir été impliquée dans un accident matériel et/ou corporel, tente de quitter les lieux pour échapper à sa responsabilité civile ou pénale.

Il est important de comprendre que cela ne signifie pas simplement refuser de s'arrêter lorsque les autorités vous ordonnent de le faire, ce qui caractérise le refus d'obtempérer. Le délit de fuite se produit après un accident et implique la fuite du conducteur pour échapper à sa responsabilité.

Cependant, il peut y avoir des situations où un conducteur est accusé de délit de fuite alors qu'il avait des raisons légitimes de quitter les lieux de l'accident, comme aller chercher de l'aide. Dans de tels cas, le Parquet devra prouver que le conducteur avait réellement l'intention de fuir sa responsabilité.

Il est important de noter que quitter les lieux de l'accident ne constitue pas automatiquement un délit de fuite. Les peines pour le délit de fuite sont sévères, comme le prévoit l'article L 231-1 du Code de la Route, qui se réfère aux articles 434-10 et 434-45 du Code Pénal :

  • Art. 434-10 : Le conducteur d'un véhicule impliqué dans un accident, qui sait qu'il en est responsable et qui ne s'arrête pas, tentant ainsi d'éviter la responsabilité pénale ou civile, risque trois ans de prison et une amende de 75 000 €. Dans certains cas, les peines peuvent être doublées.
  • Art. 434-45 : Les personnes physiques reconnues coupables du délit de fuite peuvent également voir leur permis de conduire suspendu pendant une période pouvant aller jusqu'à cinq ans, sans possibilité de limitation à la conduite professionnelle.

Face à de telles poursuites, il est fortement recommandé que la personne accusée de délit de fuite soit assistée ou représentée par un avocat devant le tribunal correctionnel, car ces affaires peuvent avoir des conséquences graves.

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Ce que dit la loi

Le délit de fuite est défini par l'article L.231-1 du Code de la route. Il consiste pour le conducteur d'un véhicule impliqué dans un accident à ne pas s'arrêter et à tenter d'échapper à sa responsabilité. C'est un délit puni de 3 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.

La victime dispose de plusieurs recours : porter plainte, saisir le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) si l'auteur n'est pas identifié, et engager une action civile en indemnisation.

Exemples et cas pratiques

Situation type : Vous êtes confronté à cette situation et vous ne savez pas comment réagir. La première étape consiste à rassembler tous les documents pertinents : contrats, courriers échangés, relevés, témoignages écrits. Ces éléments constitueront votre dossier de preuve.

Démarche amiable : Avant toute action en justice, adressez une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Précisez clairement votre demande, les fondements juridiques et fixez un délai de réponse de 15 jours. Cette étape est souvent obligatoire et peut suffire à résoudre le litige.

Si le litige persiste : En l'absence de réponse satisfaisante, vous pouvez saisir un médiateur ou conciliateur de justice (gratuit), ou engager une procédure devant le tribunal compétent. L'aide juridictionnelle peut couvrir vos frais si vos ressources sont modestes.

Questions fréquentes

Quel tribunal saisir ? Le tribunal compétent dépend de la nature du litige. Tribunal judiciaire pour le civil, conseil de prud'hommes pour le travail, tribunal de commerce pour les litiges commerciaux. Pour les litiges de moins de 5 000 €, le tribunal de proximité est compétent.

Faut-il obligatoirement un avocat ? L'avocat n'est pas obligatoire devant le tribunal de proximité, le conseil de prud'hommes en première instance, ni le juge aux affaires familiales. Il est obligatoire devant le tribunal judiciaire pour les litiges supérieurs à 10 000 €.

Combien de temps dure la procédure ? Les délais varient considérablement : quelques semaines pour un référé, 6 à 18 mois pour une procédure au fond devant le tribunal judiciaire, et jusqu'à 2 ans devant les prud'hommes. La médiation peut permettre une résolution plus rapide.

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