Qui hérite en l'absence d'un testament ?

Francois Hagege
Fondateur
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Qui Hérite en l'Absence d'un Testament : Comprendre la Dévolution Successorale

Lorsque vous perdez un être cher et devenez l'un de ses héritiers, la gestion de sa succession peut s'avérer complexe. Vous vous posez des questions sur les démarches à suivre, les personnes à contacter et les bénéficiaires de l'héritage. Cet article vous éclairera sur le déroulement d'une succession en l'absence de testament.

Étape 1 : Demande de l'Acte de Décès

La première étape consiste à obtenir l'acte de décès, qui doit être établi conformément aux dispositions du Code civil. L'acte de décès sera dressé par l'officier de l'état civil de la commune où le décès a eu lieu. Il doit contenir des informations telles que la date, l'heure du décès, l'état civil du défunt, et son dernier domicile connu.

Les héritiers doivent ensuite consulter un notaire pour ouvrir la succession. À ce stade, le notaire vérifiera si le défunt a laissé un testament en interrogeant les héritiers connus et le Fichier central des dispositions de dernières volontés.

En l'Absence de Testament : La Dévolution Successorale Légale

En l'absence de testament, la succession suit le processus de la dévolution successorale légale. Le notaire établira un acte de notoriété pour recenser les héritiers légaux. Si nécessaire, il peut faire appel à un généalogiste.

La prochaine étape consiste à évaluer le patrimoine du défunt. Le notaire dressera l'inventaire de tous les biens du défunt, y compris les actifs et les passifs (comptes bancaires, assurances vie, biens mobiliers et immobiliers, dettes, etc.).

Une fois l'actif successoral identifié, les héritiers pourront choisir leur option successorale : accepter purement et simplement la succession, accepter à concurrence de l'actif net ou renoncer à la succession.

Ordre des Héritiers dans la Succession

En l'absence de testament, la loi établit l'ordre des héritiers en fonction de leur lien de parenté avec le défunt. Si aucun héritier n'est désigné, ou si tous ont renoncé à la succession, l'État héritera du patrimoine, s'il en existe un.

L'ordre de succession, en l'absence de conjoint survivant, est le suivant :

  1. Les enfants et leurs descendants.
  2. Les père et mère, les frères et sœurs, ainsi que leurs descendants.
  3. Les ascendants autres que les père et mère (grands-parents).
  4. Les collatéraux jusqu'au sixième degré, à l'exclusion des frères et sœurs et de leurs descendants (neveux, cousins).

En présence d'un conjoint survivant, celui-ci a toujours droit à une part de l'héritage. En présence d'enfants, le conjoint survivant peut choisir entre l'usufruit de l'ensemble des biens ou un quart en pleine propriété. Si le défunt avait des enfants d'un précédent mariage, le conjoint survivant héritera d'un quart en pleine propriété.

En l'absence d'enfant et si les parents du défunt sont vivants, le conjoint survivant obtiendra la moitié en pleine propriété. Si un seul parent est en vie, sa part sera de trois-quarts.

Si aucun descendant n'existe, le conjoint héritera de la totalité de la succession.

Exceptions à la Règle

Il existe deux mécanismes légaux pour déroger aux règles susmentionnées : la représentation et la fente successorale.

La représentation, prévue à l'article 751 du Code civil, permet aux enfants de récupérer la part d'héritage de leur parent dans certaines circonstances.

La fente successorale, en l'absence d'héritiers directs, permet de partager l'héritage entre la lignée maternelle et la lignée paternelle, puis de le répartir équitablement.

Le Partage de l'Héritage

La succession se conclut par le partage des biens entre les héritiers. Pendant la succession, les héritiers sont en indivision, ce qui signifie qu'ils sont co-propriétaires de tous les biens de la succession. Ils peuvent choisir de rester en indivision ou de procéder au partage.

Si les héritiers parviennent à un accord, le partage est amiable. Sinon, un partage judiciaire sera nécessaire. Le notaire émettra des attestations de propriété pour transférer la propriété des biens aux héritiers.

En plus des droits de succession, les héritiers devront s'acquitter des honoraires du notaire qui les a assistés dans le règlement de la succession.

En principe, une succession doit être réglée en six mois en France. Cependant, ce délai peut être dépassé en raison de diverses complications (héritiers à l'étranger, conflits entre héritiers, etc.).

Il est essentiel que tous les héritiers coopèrent pour garantir une gestion efficace de la succession.

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